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  • Visite à MAROHADY

     

    Le samedi 9 juillet nous partons rendre visite, en compagnie du Père Bernard (notre aumônier de la paroisse francophone), aux deux coopérants du SCD JEROME et AYMERIC qui travaillent dans un petit village de brousse à 45 km de Fianarantsoa : MAROHADY.le paysage.JPG

    Il nous faudra 3h aller en 4 x 4 pour accéder, par une piste quasi impraticable, jusqu'au village et autant au retour – une aventure !! - bilan pour Claudie des bleus partout.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous retrouvons nos deux amis qui nous montrent leur projet.: "Étude d'une distribution d'eau potable pour le village à partir d'une source".

    la source.JPG la source

    Nous rencontrons les autorités du village (Le colonel ! ) et visitons l'école et la chambre de nos deux amis.

    Pauline visite le logement de nos deux amis.JPG

    Leur vie est rudimentaire mais l'accueil du village est semble-t-il très chaleureux. Leur projet semble bien avancé et le 24 juillet veille de leur départ ils nous diront que l'entreprise qui doit réaliser a été choisie et que le projet se réalisera durant les mois d'août 2011 et suivants, nous irons revoir et nous raconterons !

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    Installation de véritables WC dans l'école

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    l'école du village

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    Nos deux amis

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    Clin d'oeil

  • Transport Malgache Ou Les péripéties d’un WE de rando

    le 4 juillet 2011

     

     

    Extraits du journal de Pauline, jeune coopérante à Fianarantsoa

    …. /

    Vendredi et samedi, nous sommes partis avec Paloma. L’office de tourisme de Fianar (oui, il y en a un, qui ne fait pas grand-chose, mais qui a organisé une sortie promotionnelle pour faire de la pub à un camp d’accueil). Avec 2 heures de retard, nous sommes partis à 19 dans un taxi-brousse délabré en direction de la vallée du Tsaranoro. Les 10 derniers km, seuls les 4x4 passent sur cette piste, mais comme il était tard, pour des questions de sécurité, il a fallu y aller en taxi-brousse. Nous avions déjà mis 2h30 pour faiImage2.jpgre 50km de route ; alors la piste… il nous aura fallu plus d’1h30 pour faire les 10 derniers km ! En France, même certains 4x4 n’auraient pas osé passer… Il a fallu à plusieurs reprises descendre pour enlever du poids, pousser (bien sûr il n’avait pas de démarreur, une banalité ici), entendre les bruits affreux des amortisseurs que nous avons cassés, du carter que nous avons décroché et de tout le reste qui couinait… Le chauffeur allait voir sous la voiture, éclairant avec son portable la nuit, si tout tenait à peu près ! Du vrai trajet à la malgache !

    Mais contre toute attente, nous sommes arrivés !

    La soirée fut animée autour du feu de camp, où nous avons dû jouer, bien sûr, les deux seules vahazas n’ont pas pu y couper ; mais c’était sympa.

    Le lendemain, départ pour la rando, cap sur le Pic Caméléon. Nous devions être de retour à Fianar vers 15h, pour ne pas avoir de soucis de sécurité à cause de la fête nationale ; mais avec 6h de rando et 4 heures de trajet (au mieux), en partant à 8h, on ne voyait pas trop comment on allait arriver avant la nuit. Mais bon, nous avons bien profité de la balade, nous avions dégoté un guide super intéressant, parlant bien français, connaissant beaucoup de Image3.jpgchoses, prof d’escalade et de parapente. Après le haut sommet, nous sommes redescendus dans la vallée et nous avons retrouvé les villages de terre rouge, les rizières, les rires des enfants et les odeurs de fataperas. 

    Dès que l’on parle deux mots de malgache, les gens sont très accueillants, ils nous invitent à entrer chez eux, nous parlent 5 minutes… Le guide a dû venir nous chercher plusieurs fois, tout le monde nous attendait et se demandait où on était encore passées.

    …. / Repas au milieu des lémuriens venus manger les baies (super spectacle, on pouvait presque les toucher) et ensuite nous embarquons dans notre épave. Cette fois, le bruit est insupportable et la voiture touche beaucoup. Heureusement que le moteur est celui d’un 4x4 (ils trafiquent tout ici), nous avons pu sortir des ornières, mais la carrosserie n’est pas tout terrain et tout touche. Nous avons fini par marcher avec Paloma, à la tombée de la nuit, tant pis, mais de toute façon, nous allions aussi vite que le taxi-brousse !

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    Sur la route, c’est guère mieux, le bruit est infernal et la conduite difficile en cette veille du 26 juin : beaucoup de feux de brousse, du feu dans tous les villages et sur la route, il faut slalomer entre les braises sans faire éclater les pneus… Dans un taxi-brousse lent, bruyant, sans phare (juste les antibrouillards), à 19 dedans, avec des feux sur la route, beaucoup de gens ivres (et avec le rhum local à plus de 70°, ça ne rigole pas), on se serait presque cru dans un pays en guerre. Aux barrages de police, les gendarmes devaient courir derrière le taxi-brousse car nous n’avions pas de bons freins et nous nous arrêtions 50m plus loin !

    Mais nous sommes arrivés à Fianar, où c’était le zouk complet avec un monde fou. Nous avons dû négocier un taxi pour aller à la ferme à 15 km ; mais l’opération s’est avérée complexe : entre les voitures qui ne démarrent pas, les chauffeurs complètement bourrés, pas simple comme choix. Mais nous avons fini par en trouver un qui nous paraissait à peu près sobre et qui connaissait la destination.  Bon, la voiture ne roulait presque pas, mais on ne peut pas tout avoir le 25 juin !

    Nous sommes arrivées à pieds, à bon port, très contente de notre week-end en brousse !

     

  • Catégories : notre travail

    Des moments d'amitié - Des moments de colères

    Le 4 juillet 2011

     

     

     

    Semaine du 14 au 18 juin: Cette semaine a été riche en événements que nous avons vécus de façons très variées.

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    Samedi, les « anciens élèves » du cours d'informatique nous ont invités pour remercier de ces séances qu'ils ont suivies assidument – c'est surtout Jacques qui était vraiment concerné puisque je n'ai pas participé à ces cours, mais ils ont tenu absolument m'associer à ces remerciements et ont organisé cette petite fête en fonction de nos 2 disponibilités, tant pis si eux, n'étaient pas tous présents.

    De façon générale, nous pouvons remarquer que même si nous avons des activités séparées voire même très indépendantes l'un de l'autre, lors d'invitations pour des remerciements, nous sommes toujours associés et nous avons droit chacun, à notre cadeau. A chaque fois, cette intention nous touche beaucoup

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    Mardi, suite à une information parvenue de l'association Alliances Missions Médicales, je suis allée avec le Dr Olivier et Jeannine (qui nous aide dans notre association ELF) visiter une famille. Mais ce n'était pas une visite « classique » car Mme Lala et sa petite famille ( 4 enfants de 10 ans à 18 mois) ne vit pas dans une maison même très petite ou en très mauvais état (celles-là, j'en ai déjà vues ..) mais tout simplement sous le balcon d'un restaurant. Les voir ainsi, tous les 5 dans cette situation, nous a fait toucher du doigt la Grande Pauvreté. Ce fut déjà un choc pour nous tous mais ce qui m'a mis en colère, c'est le récit que Mme Lala a fait de sa vie :

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    Née à Ambositra , ville située à 150 km au nord de Fianarantsoa, elle s'y est mariée, a eu ses 2 filles et malheureusement, son mari est décédé. Avec un nouveau compagnon, elle a eu un petit garçon et tandis qu'elle était enceinte du 2ème garçon, la petite famille est venue ici à Fianar pour accompagner le papa qui très vite, a « laissé tomber » toute cette petite famille.

    Cette attitude de non-responsabilité de la part des hommes n'est malheureusement pas rare et il est important qu'un réel travail éducatif soit fait auprès des jeunes pour stopper ce phénomène inquiétant: mère célibataire, personnes se disant nées de père inconnu , - nous en rencontrons très souvent.

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    Malheureusement, un 2ème et double « coup de colère » m'attendait...

    Mme Alphonsine, une institutrice que je rencontre dans un groupe de travail, me dit son inquiétude: une jeune élève (classe de 8ème = CM1) ne pourra pas faire l'examen de passage car le paiement des écolages (frais de scolarité) accuse du retard – elle est pourtant une élève très sérieuse qui arrive avec sa sœur (en 6ème) à 7h le matin pour faire ses devoirs (elles n'ont pas la possibilité de le faire à la maison).

    En fait la Maman est hospitalisée depuis 2 mois pour des problèmes pulmonaires. Le Papa est « parti chercher du travail » dans une autre ville (…!) mais depuis plusieurs mois, il n'a pas donné de nouvelles ni envoyé d'argent.

    L'origine de cette galère est une décision municipale: « démolition des boutiques en bois » Le papa était boucher depuis plus de 13 ans mais il n'a pas eu les moyens d'acheter un terrain pour construire une nouvelle boutique « en dur ». Bilan: la famille a été obligée de déménager, ils vivent maintenant dans une pièce (à 7 pers) les 3 fils ainés ont dû arrêter leurs études les parents n'ayant pu payer les droits d'inscription. Deux des trois filles ont profité de l'aide d'une association pour être scolarisée mais l'aide ne suffit pas pour payer tous les écolages et là, on se retrouve devant des religieuses qui ne peuvent (ne veulent …?) discuter et interdisent aux enfants des retardataires de finir leur année scolaire. Depuis l'hospitalisation de la maman, c'est le fils ainé âgé de 16ans1/2 qui vient de trouver un petit travail chez un boucher qui nourrit ses frères et sœurs.....

     

     

    Mercredi 22, ce texte n'est pas encore sur le blog aussi je tiens à y ajouter « notre moment de bonheur » de la journée:

     

    Jeannine a eu connaissance d'un logement libre et ce midi nous avons pu emmener Lala et ses enfants dans une vraie maison. Ce soir, nous lui avons acheté le minimum nécessaire pour s'installer et vivre un peu plus décemment.

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