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Randonnée vers le village des hommes en blanc SOATANANA

 Ce week end nous partons avec l’équipe de Madtrekking pour tester une balade vers SOATANANA. Christian a piqué notre curiosoté en nous proposant cette marche car Soatanana est un village dont nous avons déjà entendu parler mais que nous n’avons pas encore visité

 C’est à travers des paysages magnifiques et des villages typement Betseleo que nous parcourons les 25 km qui nous amèneront enfin à notre but.

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Au loin, nous apercevons les paysans occupés à battre le riz

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Et au détour d’une autre colline nous pouvons admirer le travail des « scieurs de long » maniant leur grande scie d’une façon admirable

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Enfin nous arrivons à Soatanana que nous surnommons « le village des hommes en blancs » mais qui, littéralement, veut dire « le village du bon/du bien »

Avant notre installation dans la maison d’hôtes, nous découvrons la grande église 

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Depuis le balcon, nous observons l’agitation qui règne aux alentours de la borne-fontaine , car c’est l’heure d’ouverture 

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L’accueil est très malgache mais le confort a été un peu adapté aux vahiny vahaza (= invités blancs)

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Le lendemain matin, une surprise nous attend au petit déjeuner : du riz et des frites …. ! heureusement il y a aussi du bon café. 

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Comme toujours à Madagascar, lorsque nous entrons dans un village, il faut aller saluer le responsable. Ici à Soatanana, le « Président » est en réalité le responsable de la communauté, il a été élu et le restera jusqu’à son décès.

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Mme Jeanne se fait un honneur de nous présenter Soatanana et son origine

P1060362.JPG Isolé au cœur des Hautes Terres de Madagascar, le village de Soatanana constitue le foyer historique de la communauté des « Disciples du Seigneur », un courant protestant fondamentaliste dont les adeptes sont traditionnellement vêtus de blanc. Un émouvant microcosme suspendu entre ciel et terre.

Chaque dimanche, telle une armée d’anges en campagne, tous sans exception descendent en procession la rue principale du village de Soatanana

Le petit village originel a été surnommé par son fondateur « La nouvelle Jérusalem ». À première vue, il ressemble à tous ceux du pays. Pourtant, derrière cette apparente banalité, se cache une organisation sociale extrêmement singulière qui pourrait être qualifiée – drôle de paradoxe – de communisme religieux. « Soatanana est basée sur une économie collective très structurée. Toutes les ressources financières sont centralisées par le conseil des anciens, qui gère les fonds pour le bien de tous. La communauté possède ainsi son propre taxi-brousse, son lycée privé et son dispensaire ainsi qu’un système de prise en charge des malades et des anciens. »

Considérée par certains comme une secte en raison de son organisation autarcique et son radicalisme, la communauté n’aspire pourtant qu’à une vie simple dans le respect des grands préceptes bibliques : l’amour du prochain, l’humilité, l’accueil, la charité, le repentir… La petite société modèle serait-elle « un paradis terrestre » ? Pas vraiment. Comme partout à Madagascar, on vit chichement, dans un dénuement qui flirte avec la misère. Et puis surtout, comme dans Le Grand fossé d’Uderzo et Goscinny, le petit hameau vit coupé en deux. Luthériens et catholiques se mêlent en effet dans la partie sud du village alors que les Disciples sont regroupés au nord. Tous les adeptes de Rainisoalambo doivent porter cette longue robe, assortie d’un châle ivoirin, le lamba fitafy et d’un chapeau de paille, le satroka. « Nous portons la robe des anges mais nous ne sommes pas parfaits » précise cependant Dada Rabetafika, le pasteur. « Nous tendons vers un idéal qu’aucun homme n’atteindra jamais » ajoute-t-il comme s’il terminait son sermon dominical.

Dimanche, nous poursuivons notre découverte de Soatanana en assistant à la procession qui, à travers les rues, amène les fidèles au temple.

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Nous participons à l’office, toujours accompagnés par Mme Jeanne qui nous explique ce qui se passe et nous lit les textes du jour en français - elle a avec elle, un petit cahier dans lequel se trouve la traduction des textes qui sont lus dimanche après dimanche …. J’ai beaucoup apprécié ce geste qui a été présenté en toute simplicité, et que nous avons vécu comme un partage de ce qui les fait vivre.

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Après un repas offert par la communauté et agrémenté de chants, nous quittons nos hôtes et reprenons la direction de Fianarantsoa. Les 40 kms de route défoncée nous font bien vite regretté de n’avoir pas pu rentrer à pieds !... heureusement, le partage et l’accueil que nous venons de vivre, sont bien présents dans nos esprits et ils nous font oublier les « délices des trous de zébus » de la route ! 

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